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Dans le cadre du projet GEF-7 Cameroun CBSL IP (Gestion intégrée des paysages forestiers du Cameroun dans le bassin du Congo), notre équipe a récemment participé à une table ronde clé organisée par la GIZ à Mambélé. La réunion, qui s’est tenue le 6 mai 2026, a rassemblé 35 participants : représentants du gouvernement local et de la gestion des parcs, peuples autochtones et communautés locales, membres de la société civile ; tous réunis pour confronter une question commune : Comment la conservation peut-elle réellement servir à la fois la nature et les populations ?

Le message du terrain a été clair et urgent. Bien que les paysages forestiers du Cameroun aient une valeur écologique mondiale, ceux qui y vivent font face à des pressions croissantes. Le Délégué départemental des Forets et de la Faune, M. Aladji, a souligné la complexité de l’Unité Technique Opérationnelle du Sud-Est (UTO) qui est un espace multi-acteurs et multi-ressources où le bois illégal, l’orpaillage artisanal et l’expansion du cacao empiètent sur les unités de gestion forestière et les corridors écologiques.

Plusieurs points clés ont été soulevés au cours de cette table-ronde. De part et d’autre de la table, une voix commune a émergé : la conservation doit être mise au service du développement humain. Le maire de Moloundou, M. Jean Richard ALLO, l’a dit simplement : « Pour atteindre les objectifs de conservation, la conservation doit améliorer les conditions de vie des populations. » Son homologue de Salapoumbé a ajouté que conserver pour les populations, c’est conserver pour stimuler le développement local.

Les discussions ont également révélé des lacunes concrètes : faible gestion des forêts communautaires, absence de plans de gestion et de financement simples, conflits homme-faune sauvage et besoin d’une meilleure coordination entre les partenaires.

L’espoir était également présent. Le président de l’ASBABUK, M. Bibi Joseph, a partagé comment un accord de 2023 avec le MINFOF a commencé à reconstruire la confiance entre les communautés Baka et les autorités forestières.

Une proposition prometteuse a émergé du dialogue : la création d’une plateforme permanente multi-acteurs pour éviter le chevauchement des activités et renforcer l’action collaborative. Cette idée a reçu un fort soutien de toutes les parties.

Pour Le programme à Impact GEF 7 volet Cameroun, cette table ronde a été une boussole qui à donner au projet une direction claire et participative, enracinée dans les voix locales, et non dans des hypothèses lointaines. Les contributions recueillies informeront directement notre cadre d’action, incluant deux axes prioritaires :

1. Gestion efficace des zones protégées — en abordant les conflits entre l’homme et la faune, en sensibilisant aux droits des usagers, et en garantissant que la conservation bénéficie directement aux communautés locales.

2. Chaînes de valeur durables — en soutenant la transformation locale des produits forestiers non ligneux comme le Djansang et la mangue sauvage.

La table ronde s’est terminée par des échanges amicaux entre les participants et une photo de groupe. Maintenant, c’est à notre tour d’écouter et d’agir.


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